Le plan de développement des compétences (ex-plan de formation) est un dispositif qui permet à l'employeur de financer des actions de formation pour ses salariés. Le bilan de compétences en fait partie. Concrètement, votre entreprise peut prendre en charge 100 % du coût de votre bilan, pendant votre temps de travail. Mais cette option a des implications qu'il faut connaître avant de la choisir.
Comment fonctionne le plan de développement des compétences
Chaque année, l'employeur définit un plan de développement des compétences qui recense les formations qu'il souhaite proposer à ses salariés. Ce plan est financé par l'entreprise elle-même, ou via son OPCO pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Le bilan de compétences peut être intégré à ce plan, soit à l'initiative de l'employeur, soit à la demande du salarié. Dans les deux cas, l'employeur doit donner son accord. Il n'est pas obligé d'accepter.
Quand le bilan est financé par le plan de développement des compétences, il se déroule pendant le temps de travail. Votre rémunération est maintenue. L'employeur paie directement l'organisme de formation. Vous ne déboursez rien.
La question de la confidentialité
C'est le point sensible. Si votre bilan est financé par votre employeur, celui-ci sait que vous faites un bilan de compétences. Il ne connaît pas le contenu des séances ni les résultats — le document de synthèse ne lui est remis que si vous le décidez — mais il sait que vous vous interrogez sur votre avenir professionnel.
Dans certains contextes, ce n'est pas un problème. Si votre entreprise encourage le développement de ses collaborateurs, si vous avez une relation de confiance avec votre manager, demander un bilan via le plan de développement peut même être perçu positivement.
Dans d'autres contextes, c'est plus délicat. Si vous envisagez de quitter l'entreprise, si les relations sont tendues, si vous craignez d'être « étiqueté » comme quelqu'un qui veut partir — le CPF est l'option à privilégier. Avec le CPF, votre employeur n'en saura jamais rien.
Pour en savoir plus sur la confidentialité, consultez notre article sur la confidentialité du bilan vis-à-vis de l'employeur.
Comment demander un bilan via le plan de développement
La démarche est relativement simple, mais elle passe par votre hiérarchie.
- Étape 1 : demandez un entretien avec votre manager ou votre service RH
- Étape 2 : expliquez votre souhait de réaliser un bilan de compétences dans une logique de développement professionnel
- Étape 3 : proposez un organisme certifié Qualiopi et un devis
- Étape 4 : l'employeur étudie la demande et donne (ou refuse) son accord
- Étape 5 : si accord, une convention tripartite est signée entre vous, l'employeur et l'organisme
L'employeur peut refuser, mais il doit motiver son refus. Il ne peut pas vous sanctionner pour avoir fait la demande.
Avantages et inconvénients par rapport au CPF
Avantages du plan de développement : gratuit pour vous (pas de reste à charge), réalisé sur le temps de travail (pas besoin de prendre sur vos soirées ou week-ends), signale à l'employeur votre volonté de progresser.
Inconvénients : perte de confidentialité, dépendance à l'accord de l'employeur, résultats potentiellement partagés (même si c'est votre choix).
Avantages du CPF : totale confidentialité, autonomie complète, reste à charge limité à 102 €. Le bilan se fait en dehors du temps de travail (nos séances en visio s'adaptent à vos disponibilités : pause déjeuner, soir, samedi matin).
Consultez notre page financement pour comparer tous les dispositifs disponibles.
Notre recommandation
Si la confidentialité est importante pour vous — et elle l'est dans la majorité des cas — privilégiez le CPF. Le reste à charge de 0 € à 103 € est un investissement minimal par rapport à la liberté totale que le CPF vous offre.
Le plan de développement des compétences est une bonne option uniquement si votre entreprise encourage activement le développement de ses collaborateurs et si vous n'envisagez pas de quitter votre poste.
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